Le réseau, une réponse à la prise en charge spécifique des personnes âgées fragiles

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Mis à jour (Jeudi 18 Juin 2009) Jeudi 14 Mai 2009

Index de l'article
Le réseau, une réponse à la prise en charge spécifique des personnes âgées fragiles
Les réseaux, une réalité
Quels financements?
Textes de référence
Amadis, un réseau à St Etienne
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Publié dans IGR n° 90 Automne 2003

Qu’est-ce qu’un réseau ?

Le réseau peut être défini comme l’organisation coordonnée de personnes morales ou physiques visant à accroître la rationalité technique et économique d’un dispositif d’offre.

La notion de réseau couvre des réalités différentes. Cette diversité vient de ce que
l’idée de réseau de soins est déjà ancienne et a évolué : « Le réseau constitue à un moment donné, sur un territoire donné, la réponse organisée d’un ensemble de professionnels et/ou de structures à des problèmes de santé précis, prenant en compte les besoins des individus et les possibilités de la communauté. » Coordination nationale des réseaux.

Les réseaux sont notamment constitués de professionnels de santé libéraux, d’établissements de santé, de centres de santé, d’institutions sociales ou médico-sociales, d’organisations à vocation sanitaire ou sociale, de représentants des usagers. En 1996, 500 réseaux de santé étaient financés par l’Etat. En l’an 2000, on en totalisait 1.000, impliquant près de 20.000 professionnels de santé. On recense aujourd’hui plus de 1.000 réseaux : inter-établissements, par pathologie, par population, ville/ville, ville/hôpital.

On peut distinguer 4 grands groupes de réseaux :

Les réseaux financés par l’assurance maladie
(réseaux Soubie). Réseaux expérimentaux centrés sur le soin et les pathologies spécifiques, ils font l’objet d’un agrément ministériel.

Les réseaux inter-établissements
. Constitués entre établissements de santé, ils bénéficient d’une accréditation délivrée par l’ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation). Leur mission est « d’assurer une meilleure orientation du patient, favoriser la coordination et la continuité des soins qui lui sont dispensés, et de promouvoir la délivrance de soins de proximité de qualité » (article L.712-3-2 du code de la santé publique).

Les réseaux ville-hôpital monothématiques. Constitués entre professionnels de ville et d’hôpital, ils ont été mis en place à l’origine pour la prise en charge des patients atteints d’infection à VIH et des toxicomanes. Ils concernent des pathologies diverses : hépatite C, cancer, maladies chroniques etc.

Les réseaux de santé de proximité. Regroupés autour de la population d’un quartier ou d’une ville, ces réseaux ont développé, parallèlement à la prise en charge médico-sociale des patients, une activité de santé publique ou de santé communautaire. Financés par l’Etat, ils associent professionnels de santé, du secteur social et des associations.

Les réseaux qui se mettent en place s’inscrivent dans le cadre d’une démarche volontariste reposant sur la liberté d’adhésion, d’entrée et de sortie des professionnels comme des patients. Le partage de l’information, la formation des acteurs, la prévention de la maladie ou de ses complications, l’éducation, la sensibilisation et l’information du public, font partie des missions du réseau. Le réseau fait appel aux outils modernes de communication, notamment grâce à internet.